Investissement numérique et performance économique et environnementale des exploitations agricoles | Chaire Mutations Agricoles Investissement numérique et performance économique et environnementale des exploitations agricoles | Chaire Mutations Agricoles

Thèse de doctorat de  Maha Ben Jaballah – Spécialité : Sciences économiques – soutenue le 19 décembre 2025

INSTITUT NATIONAL D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR POUR L’AGRICULTURE, L’ALIMENTATION ET L’ENVIRONNEMENT

ÉCOLE DOCTORALE N° 640 –  Sciences économiques et sciences de gestion Pays de la Loire

Laboratoire de rattachement : UMR 1302 – Structures et marchés agricoles, ressources et territoires – SMART – 200817993C
Laboratoire d’accueil : Laboratoire de recherche LARESS, Ecole supérieure des agricultures d’Angers


Résumé de la thèse :

Soumise à des pressions environnementales, économiques et institutionnelles croissantes, l’agriculture européenne voit dans le numérique un levier de compétitivité et de durabilité. Toutefois, sa diffusion reste inégale, et le coût total supporté par les agriculteurs demeure largement sous-estimé dans les analyses actuelles.
Cette thèse analyse l’investissement numérique agricole, ses déterminants et ses effets sur la performance des exploitations. Elle clarifie d’abord le concept d’investissement numérique en élaborant une classification en quatre formes : unitaire, complémentaire, intégré et d’expansion. Un indicateur composite du coût total de possession (CTP) est développé pour mesurer le poids de ces investissements, en intégrant les dépenses d’acquisition, de maintenance, d’abonnement, de formation et d’externalisation. Cette approche permet de distinguer trois niveaux d’investissement (faible, moyen et fort) et d’analyser leur répartition selon les profils d’exploitation. Les résultats montrent que l’adoption numérique varie fortement : les exploitations de grandes cultures et de viticulture privilégient des niveaux d’investissement faibles à moyens, tandis que les élevages porcins et avicoles tendent vers des niveaux plus élevés. Une étude d’impact conduite en viticulture révèle que les investissements numériques faibles et moyens peuvent contribuer à réduire l’usage de produits phytosanitaires, sans effet immédiat sur la productivité.

Mots-clés : Investissement numérique, Coût total de possession (CTP), Produits phytosanitaires, Performance, France


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Ce travail a bénéficié d’un cofinancement de la Région Pays de la Loire,  de l’ESA et du CIHEAM-IAMM –   La thèse est également labellisée #DigitAg.